Notre cerveau traite des milliards d’informations chaque jour en permanence.

Pour que ces informations soient traitées au mieux pour nous permettre de vivre notre vie quotidienne, d’avoir des repères dans notre environnement, de réagir en cas de danger etc., notre cerveau utilise de nombreux filtres cognitifs.

Souvent utiles, ces filtres peuvent aussi, au contraire, nous desservir et devenir ce que les scientifiques appellent des biais cognitifs.

Bien entendu, comme ils interviennent dans nos prises de décision, ces biais cognitifs interviennent aussi lors d’un recrutement, même lorsqu’on a l’impression d’avoir su rester le plus objectif possible.

Voici nos conseils pour déjouer vos biais cognitifs et prendre les meilleurs décisions possibles lors de vos recrutements.

Les biais cognitifs les plus fréquents en recrutement

Pour pouvoir déjouer vos biais cognitifs, il vous faudra d’abord savoir les identifier, et savoir lesquels apparaissent le plus souvent dans vos raisonnements. Voici quelques-uns des principaux biais cognitifs qui apparaissent lors des processus de recrutement.

Le biais de confirmation

Ce biais est le plus connu, mais aussi l’un des plus difficiles à déjouer. Il consiste, pour notre cerveau, à ne retenir que les informations qui vont dans le sens de ce que vous croyez déjà être vrai, donc à occulter toute information qui contredirait cette croyance.

L’effet de contraste

S’il peut sembler utile de comparer les candidats entre eux, c’est en réalité le meilleur moyen de tomber dans le piège de l’effet de contraste. Juger de la pertinence d’une candidature en vous basant sur une autre candidature est aussi le meilleur moyen de prendre une mauvaise décision.

C’est pour cela qu’il est primordial d’avoir rédigé une fiche de poste détaillée pour votre campagne de recrutement. Vos candidatures devront notamment être comparées aux éléments de cette fiche de poste, et ce avec le plus d’objectivité possible.

Le biais de récence

Ce biais cognitif consiste à privilégier les candidats vus les plus récemment étant donné qu’on a un souvenir plus clair et précis des entretiens réalisés et de leurs profils.

Le biais de conformisme en groupe

Vous pensez qu’une prise de décision en groupe vous mettra à l’abri de vos biais cognitifs ? Eh bien non, même en groupe, certains biais peuvent apparaître et doivent être déjoués.

Le plus fréquent est le biais de conformisme en groupe, qui consiste à aller vers le consensus de groupe, qui émane le plus souvent des membres du groupe ayant le plus d’autorité, sans même questionner ce consensus.

Comment déjouer les biais cognitifs

Créez des processus de recrutement structurés

Même si même les meilleurs plans ne se déroulent jamais sans accrocs, rien de tel qu’un processus de recrutement qui soit le plus structuré possible pour ne pas laisser vos biais cognitifs orienter vos décisions.

Des critères de présélection des candidats aux questions que vous leur poserez lors des entretiens, et surtout de la manière dont vous les poserez, laissez le moins possible de place au hasard.

Formez vos équipes

Recruteur est un métier à part entière, et il est beaucoup plus difficile à pratiquer qu’on ne le pense lorsqu’on a aucune expérience ni formation dans ce domaine. La logique et le bon sens ne suffisent pas.

Ainsi, n’hésitez pas à former toutes les personnes qui vous accompagneront dans vos prises de décision, et à faire vous-même régulièrement des formations pour rester à jour sur les dernières techniques d’entretien, de prise de décision, les bonnes pratiques, les analyses du comportement etc.

Évaluez vos décisions à plusieurs

Enfin, une fois le recrutement terminé, il sera temps de faire un bilan de toute votre campagne de recrutement. C’est également l’occasion d’évaluer vos décisions. N’hésitez pas à faire appel à plusieurs collaborateurs pour cette évaluation, qu’ils aient ou non participé au processus de recrutement.

S’ils ne sont pas d’accords avec les prises de décision qui ont eu lieu, demandez-leur pourquoi, afin de pouvoir éventuellement identifier des biais cognitifs qui auraient pu vous influencer, et les corriger la prochaine fois.

Quelques astuces supplémentaires

Pour finir, voici quelques astuces supplémentaires que vous pouvez appliquer facilement :

  • Contredisez-vous : rien de tel pour lutter contre le biais de confirmation, de projection, d’association et bien d’autres, que de devenir son propre avocat du diable. Par exemple, si un candidat retient votre attention, plutôt que de chercher des arguments supplémentaires pour le choisir, demandez-vous pourquoi, au contraire, vous pourriez ne pas le choisir.
  • Faites attention à votre égo : Même après 40 ans d’expérience, le métier de recruteur vous apportera encore de nouvelles choses à apprendre. Avoir déjà conscience que vous ne savez pas tout, même si cela peut sembler simpliste, permet de se protéger des biais cognitifs les plus grossiers.

En étant méthodique, en ayant un processus de recrutement structuré et en prenant le réflexe de constamment questionner toutes les étapes de vos prises de décisions, vous devriez facilement pouvoir déjouer vos biais cognitifs lors de vos recrutements.

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